LES PERSONNALITES EN PAYS D'ESSAY
Marguerite de Lorraine
Marguerite de Lorraine (1463-1521), sœur de René II, épousa René de Valois, duc d'Alençon (maison de Valois-Alençon, issue de Charles de Valois, comte d'Alençon, frère de Philippe VI, roi de France). René et Marguerite eurent :
-Charles, duc d'Alençon, premier époux de Marguerite d'Angoulême, qu'il laissa veuve sans enfants, éteignant ainsi cette maison de Valois-Alençon ;
- Françoise, qui épousa Charles Ier de Bourbon, duc de Vendôme (elle fut donc la grand-mère d'Henri IV) ;
- Anne, qui épousa Guillaume IX Paléologue, marquis de Montferrat.
Veuve à 30 ans, après seulement 4 ans de mariage, Marguerite se consacra à l'éducation de ses enfants, puis entra chez les clarisses d'Argentan où elle prononça ses vœux. Elle y mourut dans la plus extraordinaire piété et les plus rigoureuses austérités, ayant toujours refusé d'être abbesse quelques instances qu'on pût lui faire, répondant qu'elle n'avait déjà été que trop longtemps souveraine. Marguerite de Lorraine, "l'honneur des princesses, le miroir des veuves et l'exemple des religieuses", fut béatifiée en 1609. Fête le 1er novembre.
François Robichon de la Guerinière
François Robichon de la Guérinière, né le 8 mai 1688 à Essay et mort le 2 juillet 1751, est un écuyer français. François Robichon de La Guérinière, issu d’une vieille famille vosgienne de gentilshommes verriers, est né à Essay.
Son père était Pierre Robichon, seigneur de La Guérinière, officier de la duchesse d’Orléans et avocat au siège d’Essay. François passa sa jeunesse en Normandie. Son frère aîné, Pierre des Brosses de La Guérinière, dirigea l’Académie d’équitation de Caen, aménagée dans le domaine du château de la Guérinière.
En 1715, nanti de son brevet d’écuyer du roi, François de La Guérinière vient à Paris diriger une académie d’équitation dont le manège était installé dans un ancien jeu de paume sis dans ce qui était alors la rue des Francs-Bourgeois-Saint-Michel. C’est là qu’en quinze ans La Guérinière acquit sa réputation d’écuyer et de professeur hors pair qui lui valut, en 1730, d’être nommé écuyer ordinaire du Manège des Tuileries par le grand écuyer de France, le prince Charles de Lorraine, comte d’Armagnac.
La renommée de Robichon de la Guérinière était devenue internationale. Les élèves arrivaient de toute l’Europe, et l’on sait que son École de cavalerie est toujours considérée comme la « Bible équestre » par les cavaliers de l’Europe centrale.
Le comte de Roederer
Pierre-Louis Roederer, né le 15 février 1754 à Metz et décédé le 17 décembre 1835 à Bois-Roussel (grand haras de Bursard), avocat et homme politique français il reste surtout connu pour ses ouvrages historiques et littéraires. Cependant si ses œuvres très documentées font référence parmi les spécialistes, elles n’ont jamais pu éveiller l’intérêt du grand public; en ce sens Roederer reste un écrivain méconnu.
A noter, qu’en 1802, il reçut la Direction de l’esprit public : il devint chef de l’Instruction publique et contrôleur général des théâtres. Remplacé au Conseil privé par Regnault de Saint-Jean-d’Angély, il fut nommé sénateur de Caen ; le siège de la sénatorerie était à Alençon.
Le Général Baron de Valazé
Éléonor Bernard Anne Christophe Zoa Dufriche, baron de Valazé, né le 12 février 1780 à Essay (Orne) et mort à Nice le 26 mars 1838, est fils de Charles Éléonor Valazé (1751-1793), conventionnel de l’Orne célèbre pour avoir préféré se poignarder en plein Tribunal révolutionnaire le 30 octobre 1793 à l’annonce de sa condamnation à mort plutôt que de se laisser guillotiner.
Devenu général de division du génie, Dufriche de Valazé est l'auteur de plusieurs articles parus dans l’Encyclopédie moderne d’Eustache Marie Courtin et de mémoires publiés par le Spectateur militaire, parmi lesquels Fortifications de Paris et Du système à suivre pour mettre cette capitale en état de défense, paru en 1833. On lui doit également une nouvelle édition annotée du traité de Vauban Sur la défense des places fortes, publié en 1829.
Il fait partie des 660 personnalités à avoir son nom gravé sous l’Arc de triomphe de l'Étoile. Il apparaît sur la 29e colonne (l’Arc indique Valazé).
Le général Valazé épouse, le 8 octobre 1819, Louise-Suzanne Millot (†1865), qui est propriétaire du château de Belmont à Andilly, acheté à Louis Marie La Reveillère-Lepeaux en 1809.
Syndicat d'Initiative